Depuis quelques semaines, impossible de faire trois scrolls sans tomber sur un post Sad Girl.
des filles en larmes, mais parfaitement maquillée, ou encore des selfies dans le noir, avec un hoodie et des bijoux en or. Ou le grâle : des stories en train de pleurer dans sa voiture.
C’est la nouvelle tendance du moment : la Sad Girl est à la mode.
Et attention, on est très loin de l’émotion brute ou de la santé mentale prise au sérieux. Ici, on parle d’un esthétisme du mal-être. Bienvenue dans le branding de la tristesse, qui transforme les larmes en likes.
La Sad Girl : une esthétique qui joue avec les codes du luxe et du désarroi
La Sad Girl 2025 n’est pas une ado triste enfermée dans sa chambre. C’est une femme dans sa trentaine, très bien habillée, perchée sur des talons, souvent filmée dans une voiture, un bureau ou un appartement ultra stylé. Elle pleure, mais en Chanel.
Ce paradoxe est au cœur de la trend : exprimer une douleur très personnelle, tout en gardant un esthétisme à la limite de la publicité. Certaines créatrices postent leurs crises d’angoisse avec un fond musical très doux, une lumière tamisée et des plans soignés. Tout est calibré, même le chaos. Et ça, c’est beau.